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Escale annuelle à Art Basel 2026

il y a 7 jours
3 min de lecture



Et si, en 2026, le véritable luxe était de ne rien montrer ?




Art Basel le diamant brut de l'art




Juin 2026, l'escale mondialement incontournable 'Art Basel '; une délectation visuelle dont on ne se lasse pas.


C’était tout l’enjeu de Basel Exclusive, qui était la grande nouveauté de cette édition.

Pour la première fois, les galeries participantes jouaient la carte de la confidentialité : certaines réserveront leurs œuvres les plus importantes , d’autres leur présentation entière pour le seul vernissage VIP qui c'était tenu le mardi 16 juin.




Jusqu’à cet instant, silence absolu. Pas d’images en ligne, pas de ventes anticipées, pas de teasing sur les réseaux sociaux. Les œuvres resteront invisibles jusqu’à leur apparition à Bâle. Une stratégie qui prend une résonance particulière dans un marché où tout, où presque, est désormais dévoilé avant même d’être 'physiquement 'présenté.

En effet, une œuvre peut être photographiée, partagée, commentée et parfois vendue avant que le visiteur n’ait eu la possibilité de se tenir devant elle. Basel Exclusive inverse cette logique. Ici, la découverte redevient un

événement. Le premier regard retrouve son importance, tout comme la présence physique, la surprise et cette sensation rare de voir quelque chose avant les autres.

Les galeries Gagosian, Hauser & Wirth, David Zwirner, Pace Gallery et Sadie Coles comptent parmi les galeries qui ont choisi de jouer le jeu.

Pour les collectionneurs, le rendez-vous du mardi 16 juin s’annonçait donc particulièrement convoité. Car cette année, à Bâle, certaines œuvres n'étaient pas simplement exposées : elles étaient révélées.

Avec 290 galeries venues de 43 pays et territoires et près de 90 000 visiteurs, l’édition 2026 a confirmé l’importance de la

foire dans le calendrier international du marché de l’art. Mais au-delà des chiffres, cette édition aura surtout été marquée par une volonté de renouveler l’expérience du collectionneur et de créer la sensation de découverte exclusive.







Un marché toujours dominé par les grandes signatures


Les premières heures de la foire ont confirmé l'appétit pour les artistes historiques et établis. Hauser &Wirth a notamment vendu un Picasso pour 35 millions de dollars et un Gerhard Richter pour 20 millions de dollars. Gagosian a également vendu un Willem de Kooning pour plusieurs millions de dollars dès la première heure. Mais les ventes ne se sont pas limitées au très haut de gamme : les galeries ont également fait état d’une activité soutenue sur des

artistes confirmés, émergents et sur différents niveaux de prix.

Par exemple avec 59 projets présentés par 66 galeries, Unlimited a une nouvelle fois permis de sortir du format traditionnel du stand. Pour sa première édition à la tête du secteur, Ruba Katrib, directrice des affaires curatoriales de MoMA PS1, a privilégié des installations, sculptures, performances et œuvres monumentales qui dialoguaient

avec les enjeux politiques, sociaux et environnementaux contemporains.






Un marché international ad vitam aeternam


Les chiffres témoignent d’une audience particulièrement large : les visiteurs sont venus de 103 pays, tandis que des représentants de plus de 270 musées et fondations étaient présents.

L’Europe reste naturellement très représentée, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, mais la présence de collectionneurs et d’institutions américaines, asiatiques et moyen- orientales a confirmé le caractère véritablement mondial du rendez-vous bâlois.


Art Basel 2026 aura surtout été une édition de' l’expérience'. Dans un marché de plus en plus rapide, connecté en

permanence, Bâle a choisi de miser sur ce qui ne se digitalise pas : le secret, le premier regard, la monumentalité des œuvre la rencontre et surtout ce côté confidentiel. Une manière de rappeler qu’au-delà des prix et des transactions, la valeur d’une foire réside aussi dans ce qu’elle permet de découvrir avant que le monde entier ne l’ait déjà vu.


Art Basel ne se résume donc plus à une succession de stands où s’échangent des œuvres à plusieurs millions. Pendant quelques jours, Bâle est devenue une véritable capitale culturelle, où se croisent collectionneurs, artistes, institutions et amateurs d’art. Une manière pour la manifestation de rappeler que, malgré les incertitudes du marché, l’art contemporain reste un espace d’influence, d’innovation et de confrontation des idées.

En 2026, Art Basel aura finalement donné l’image d’un marché qui évolue sans renoncer à son prestige : plus international, plus technologique et plus ouvert sur la ville, tout en restant au cœur des grands enjeux de l’art contemporain.





Prochaine escale à Paris..........



Amandine Milossis p/o Sparkling News

Photos : Amandine Milossis

 
 
 

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